Cathédrale Saint Etienne

de Châlons en Champagne

v0.95c

La Cathédrale de Châlons en Champagne (sur Marne) a été consacrée par le Pape,
le Bienheureux Eugène III, le 26 octobre 1147, il y a donc près de 900 ans.




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Cathédrale Saint Etienne

de Châlons en Champagne

v0.95b

La Cathédrale de Châlons en Champagne (sur Marne) a été consacrée par le Pape,
le Bienheureux Eugène III, le 26 octobre 1147,

il y a donc près de 900 ans.



 

 

Autrefois centre de la ville, la Cathédrale de Châlons est devenue discrète et est souvent confondue avec la Collégiale Notre Dame en Vaux toute proche.


Monseigneur l’Evêque de Châlons, Mgr Gilbert LOUIS, le rappelait lors de la consécration du nouveau mobilier liturgique, le 31 mars 2009 : « la Cathédrale, c’est l’église de l’évêque, l’église de tout le diocèse, l’église de tous ».
Cette consécration à quelques jours de Pâques était aussi une Résurrection pour la Catthédrale, fermée pour travaux 10 ans puis 8 ans sur une période de 20 ans. L'habitude d'une cathédrale inaccessible est restée ancrée chez les chalonnais, les pélerins et les touristes.

 

- la chapelle de la Sainte Vierge

En entrant, tout visiteur se rendra d’abord jusqu’à la chapelle de la Sainte Vierge où se trouve le Saint Sacrement. (Cette chapelle se trouve derrière le Chœur, derrière le Maître Autel).

La belle Vierge de cette chapelle, statue de bois du 18e siècle, est attribuée au sculpteur Bouchardon. La décoration actuelle est de style 14e siècle ; la peinture décorative jadis très riche, est malheureusement aujourd’hui salpêtrée.

La statue de Mgr Tissier, évêque de Châlons de 1913 à 1948, attire les regards. Au sol, à droite, la tombe de Mgr de Prilly, évêque de 1824 à 1860 ; à gauche, la tombe du chanoine Lemaître, abbé de Toussaints au 18e siècle.

Ici, on allume pieusement un cierge, une veilleuse pour une prière, une intention particulière.

En quittant cette Chapelle, nous découvrons la descente de la crypte ancienne (12e siècle) où sont les tombes récentes de Mgr Jean-Honoré Bara (1860-1864), de Mgr Joseph-Marie Tissier (1913-1948), de Mgr René-Joseph Piérard (1948-1973) et Mgr Lucien Bardonne (1973-1998).
Pour d’évidentes raisons, cette crypte n’est pas ouverte aux visites, sauf très exceptionnellement aux familles et proches pour vénération des évêques.

- la chapelle dite de Saint Etienne

Juste à côté (à droite) la chapelle dite de Saint Etienne. Cette chapelle, aujourd’hui vidée, contient un lourd tableau du 15e siècle, représentant, peinte sur bois, la consécration de la Cathédrale en 1147. Au centre, le pape Eugène III, près de lui, cardinaux et évêques de Châlons et de diocèses proches et plus lointains. L’inscription latine fait mention de l’indulgence plénière accordée par le pape à tous ceux qui visiteront la Cathédrale, avec les dispositions intérieures voulues, le jour anniversaire de sa Dédicace, le 26 octobre.

- la chapelle Saint Louis

Dans la chapelle Saint-Louis, statue du saint roi, Louis IX de France (1214-1270), 17e siècle.

- statue de Sainte Jeanne d’Arc

Sainte Jeanne d’Arc veille ici, le glaive à la main, sur Jésus Christ Notre Seigneur, dans Son tabernacle, devenu par elle Roi de France.

Symétriquement en face, près de la Chapelle Saint Joseph, Statue de Notre Dame de Lourdes.

- groupe de pierres tombales fixées aux murs

Des pierres sont posées sur les murs, dans la chapelle Saint Louis, et sur les cotés nord et sud. Toutes témoignent d’un art remarquable. La plus belle de toutes est ici, à droite, adossée au sanctuaire, pierre tombale de la famille de Chaubrant au 14e siècle : la mère entre ses deux filles, représentées, selon la coutume, toutes les trois au même âge ; au-dessous d’elles, leurs funérailles ; au-dessus, leur admission au ciel.

  • le transept sud :

  • statue de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

  • le baptistère

Enorme cuve de pierre sculptée du 12e siècle, le baptistère est utilisé de nos jours encore pour les Baptêmes.

Autrefois, dans se trouvait ici la Chapelle du Sacré Cœur aujourd’hui détruite. Dans cette Chapelle, Sainte Jeanne d’Arc a prié, solitaire, la nuit qui suivit l’entrée du roi Charles VII à la Cathédrale ; elle y eut la vision de son triomphe au sacre du lendemain à Reims, mais aussi de ses juges et de son bûcher.

A la porte de la sacristie, bénitier de marbre noir du 15e siècle.
  • le chœur, le sanctuaire


Il est, si besoin, rappelé que le Choeur est un espace de prière, que les visites n'y sont pas les bienvenues, et qu'il est strictement interdit au visiteur de monter les marches du chœur.

Sur le pilier, un représentation de la Sainte Vierge et de l’Enfant Jésus. Cette peinture a été réalisée par Mgr Gilbert Louis, alors évêque de Châlons. En 2010, au 863ème anniversaire de la Cathédrale, il a prononcé la Bénédiction de son icône. Elle reçoit depuis de nombreuses marques de dévotion.

- le nouveau mobilier liturgique, Autel, Cathèdre (fauteuil de l’évêque) et Ambon (où est lue la Parole de Dieu), choisi et consacré par Monseigneur Louis en 2009, a pour thème la Résurrection.

Derrière, le Maître Autel, situé à l’emplacement de celui du 12e siècle consacré par le Pape Eugène III, il est, dit-on, dessiné par Mansart, au temps de l’apogée de Louis XIV, et rappelle celui de Saint Pierre de Rome

Sur la voûte : la date de 1668. C’est l’année de reconstruction après le grand incendie qui a détruit une partie du chœur.

 

 

Les verrières du 13e siècle : dix-huit belles images du Christ, de la Vierge, d’Etienne, Memmie, Alpin (fenêtre centrale) entre celles des Apôtres, de nos autres saints Evêques et de quelques prophètes bibliques, dans les fenêtres de droite et de gauche. Les quatre autres fenêtres du sanctuaire, grisailles très harmonieuses et très variées, sont aussi du 13e siècle.

  • Vitraux sud :

Côté sud (à droite quand on est face à l’autel) : l’histoire de nos évêques et de la Cathédrale sur ces vitraux du 20e siècle.

La rosace Nord (côté rue de la Marne)

La rosace du 14e siècle, consacrée au triomphe du Christ.

Dans le triforium, les douze apôtres

 

  • le grand Christ

Ce grand Christ de mission de 1825 est sculpté dans un tronc de tulipier. Le vendredi saint 1911, Mgr Sevin, évêque de Châlons, a accordé à perpétuité une indulgence de 50 jours à ceux qui baisent dévotement les pieds de ce crucifix.

  • En face, le gisant

Gisant de Mgr Jérôme Burgensis, évêque de Châlons au 16ème siècle. Les évêques de Châlons n’ont jamais de mausolée, mais seulement une dalle funéraire. Mgr Burgensis fait exception, comme Abbé, commendataire, mais souvent résidant, de Saint-Pierre. Fils du médecin de François Ier, il fut un évêque savant et pieux, ambassadeur du roi de France Charles IX au Concile de Trente, et annexa au Collège de Châlons un Séminaire et une école technique.

  • le nef latérale nord

Verrières consacrées aux apôtres et évangélistes, évêques de Châlons et donateurs, vierges martyres.

  • le grand Orgue

Sous ce grand orgue, s’imposent les dimensions de la Cathédrale :

96 mètres de long, 27 mètres de la voûte sous nef, transepts 40 m de long, 12 de large

 

Orgue de Jean Abbey (milieu 19e siècle), complété par ses fils en 1898. Cet instrument, relevé dans un style néo-classique en 1957 par Roethinger, a été restauré (2000-2006) dans l'esprit (composition et harmonisation) restituant l'orgue de 1898.

  • le nef latérale sud

La verrière de la création, 16e siècle, est à admirer sans réserve.

La Vie de la Vierge, 16e siècle. En bas à droite, la mort de Marie. Au tympan, son couronnement dans le ciel.

3e fenêtre, la Passion.

Verrière de la Transfiguration (fin 16e) et de la Résurrection (récente).

Vitrail de la Vie de saint Etienne.

Vitrail des Saints et Saintes, du 15e siècle.

Encore un vitrail du 16e siècle (sauf le bas), la Vie cachée de Jésus.

L’avant-dernière fenêtre, récente, reproduit dans le genre Renaissance, les scènes de la vie publique du Sauveur.

Enfin, la verrière du 14e siècle, assez sombre par son fond bleu, mais de superbe coloration. Au tympan, le Christ-Roi saignant… En dessous, première scène, le baptême du Christ par Jean ; deux anges portent la robe de Jésus. A la suite les apôtres Pierre, Paul, André, Jacques. Rangée du bas, huit apôtres difficilement reconnaissables.

- le Christ aux liens, sculpture sur pierre du 16ème siècle.

La Salle du Trésor, qui contient la natte sur laquelle est mort en 1153 Saint Bernard, ainsi qu’un vitrail du 13ème siècle, n’est désormais plus visitable que sur rendez-vous auprès de l’office du tourisme de Châlons.


Enfin, et pour terminer ce pèlerinage, retournons vers la Chapelle de la Sainte Vierge, devant le Saint Sacrement, pour conclure cette visite pour un nouveau temps d’oraison et de grâce.


HRouvroy,
11 février 2011 (ND Lourdes),
d’après le Chanoine Lucot

 


Ce guide, les volontaires qui vous accueillent, et l’entretien apporté au quotidien dans cette Cathédrale sont totalement bénévoles et gratuits, et ne font l’objet d’aucune aide publique ou subvention.
Vous pouvez contribuer à assurer les inévitables dépenses de fonctionnement et maintenir cette Cathédrale ouverte aux visites.
Les troncs des entrées nord et sud attendent votre soutien.

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